La p'tite histoire de Mémé

Né le 12 juin 1920 à Grenoble, Mémé Suzon a très tôt développé ses talents de chef cuisinière en préparant le dîner pour toute la famille après sa journée de travail à la ganterie . Pendant la guerre, Mémé Suzon du se cacher dans le maquis avec mon grand père et ainsi faire preuve d’ingéniosité pour varier les repas sans pour autant beaucoup de diversité d’aliments et de matières premières… C’est à ce moment qu’elle découvrit les variétés et les bienfaits des plantes sauvages et autres petites baies pour agrémenter ses plats de maquisards. A la fin de la guerre, elle partit vivre 5 ans en Algérie…c’est là qu’elle découvrit les épices, encore peu connues en France. 
Et très vite elle combina donc la cuisine aux épices à la gastronomie française, faisant de la reine des casseroles, surnom que nous lui donnions, un précurseur des saveurs exotiques si prisées de nos jours. Du coup j’ai toujours baigné dans ce mélange de saveurs et l’art d’allier des choses improbables. 
Elle nous faisait toujours des plats différents, détestant la routine et allant piocher ses idées dans des dictionnaires de cuisine du début 1900 avec ses idées actuelles…C’était hyper surprenant et génial ! Bref elle avait l’amour de la cuisine, de la surprise et également de son petit fils bien sur….Elle me manque tant….

MON PARCOURS, PASSION & GASTRONOMIE

Après mon cursus classique de 1er de la classe : prepa hec, ecole de commerce et cadre sup en entreprise, j ai pris le large avec ma formation pour m’adonner à ma passion :  la cuisine.

Toute mon enfance je me souviens de l’admiration que j avais avec la reine des casseroles. Nous passions ma sœur et moi les deux mois d’été dans le chalet de mes grands parents et tous les jours, midi et soir, je regardais ma grand-mère exceller dans ses fourneaux. Il n’y a pas meilleure formation.

Dès l’âge de 8 ans je faisais déjà moi-même la cuisine le soir pour ma mère et ma sœur (ma mère rentrant tard du boulot). C’est donc tout naturellement que je me suis diriger vers la restauration après mon parcours de cadre sup  que je qualifierai d’inintéressant (lol).

En 15 ans, j’ai créé et revendu 10 restaurants, de la pizzeria haut de gamme, au resto bio vegan en passant par l’atelier de burger et le bouchon lyonnais, on peut dire que j’ai traversé toute la gastronomie française en tant que chef de cuisine, car c’était moi qui créaient les recettes et les cartes de chacun de mes restaurants. Mélangeant les saveurs, les techniques, les provenances et les genres tout au long de cette longue période.

J’aime les produits de qualité, je parle le même langage que les producteurs (j’en suis moi-même un aujourd’hui), j’aime créer de nouveaux mélanges de saveurs surprenants, je suis proche du bien être animal et de la santé de mes clients : sans gluten, sans conservateurs, sans additifs

ELEVEUR DE TAUREAUX EN CAMARGUE

Je suis arrivé dans le Gard, l’un des berceau des traditions camarguaises, à l’âge de 5 ans. J’ai toujours été subjugué par ces traditions, comme quelque chose de magique mais d’impénétrable pour moi, comme lorsque l’ont regarde dans un aquarium des dauphins nager….il y a cette vitre incassable qui sépare les deux monde.

Lorsque j’ai fait le tour de ma profession de Chef de cuisine avec mes restaurants, que je ne me sentais plus en phase avec ce que devenait le commerce en France et que j’ai eu besoin d’un retour à la nature, c’est tout naturellement que je me suis tourné vers ce rêve enfantin. La rencontre avec Jordan fut décisive et quoi de mieux pour rentrer dans le monde de la Camargue que de créer un élevage de taureaux de Camargue, une manade.

Ce type d’élevage correspond vraiment à mon idéologie car les animaux vivent libres et à l’état semi sauvage en pleine nature toute leur vie. Le folklore lié aux traditions camarguaises a permis de sauver cette race (non rentable par ailleurs pour la viande). Cela combine le plaisir des jeux à la passion de l’élevage raisonné.

Je me sens riche de mon expérience de chef de cuisine et d’éleveur, la combinaison des deux apporte une approche différente quant à la création de Mémé Suzon et des différentes recettes.

J’ai un rapport confraternel avec les autres éleveurs, nous parlons le même langage.

LE 13
Février
2019

L'amour est dans le pré...

Je me suis inscrit quand j’ai appris que j’avais une maladie incurable, la maladie de Cadasil. La fin ne sera pas agréable, quoi. Je l’ai annoncé à mon copain de l’époque qui ne l’a absolument pas bien géré. 

Le soir de ma séparation, je tombe “par hasard” sur un casting de la chaîne. J’ai envoyé un mail un peu humoristique et l’aventure a commencé comme ça.

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